Breujoù Breizh

Ce blog vous propose les articles de Breujoù Breizh classés par numéros. Tous les articles y sont présent, à l'exception de ceux du dernier numéro sorti, pour le lire il vous suffit de le télécharger gratuitement au format pdf.

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Breujoù Breizh

Breujoù Breizh, l'e-mag de l'idée indépendantiste bretonne

Breujoù Breizh, pour une Bretagne indépendante, magazine de débat entre indépendantistes bretons
Breujoù Breizh a pour but d'être le nouveau magazine de l'idée indépendantiste bretonne non affiliée à un parti, en effet beaucoup de bretons sont intéressés par l'idée d'indépendance mais ne se reconnaissent pas forcement dans les partis.
Vendredi 20 juillet 2007
Breujoù Breizh numéro 2, Les bretons dans la campagne



Breujoù Breizh est un e-mag gratuit de débat entre indépendantistes bretons pour une Bretagne indépendante. Après le lancement en juin 2007 avec un premier numéro, le deuxième numéro voit le jour pour le mois de juillet.

Dans ce numéro, nous analyserons le vote pour les partis bretons dans la campagne des législatives 2007.

Dans les divers articles, un article se détache, c'est l'étude de Gwenedal sur la toponymie bretonne en Pays Nantais. Un article novateur et remarquable pour briser les idées reçues sur la langue bretonne en pays nantais.

Nous avons dans ce numéro la première interview de Breujoù Breizh, celle d'Hervé Le Bévillon, président des Etats de Bretagne provisoires et romancier nationaliste breton.

Pour les novices, nous présentons un article sur les différentes guéguerres du mouvement breton, Dallas et son univers impitoyable !

Nous ouvrons également une partie courrier des lecteurs, alors à vos plumes (informatiques) pour le n°3 !

Le sommaire de ce premier numéro :
- Les bretons dans la campagne, à l'ouest rien de nouveau
- Etymologie de Breujoù Breizh
- Le mouvement breton depuis 15 ans
- La langue bretonne en pays nantais
- Interview d'Hervé Le Bévillon
- Penaoz deskiñ brezhoneg da dud vro-gallo ?
- Courrier des lecteurs
- Appel : Combien de militants dans les partis bretons ?


Télécharger le numéro 2 de Breujoù Breizh
par Breujoù Breizh publié dans : Numéro 2
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Vendredi 20 juillet 2007
CBF Vs Africa Stars, le football et l’identité bretonne

Le samedi 21 avril 2007, le CBF (Club Bretagne Football), équipe constituée d'ex-pros bretons, a fêté sa création en rencontrant les Africa Stars (équipe d'anciens pros africains) au gymnase de Saint Sébastien sur Loire.

Le match s'est joué en trois tiers-temps de 20 minutes chacun, les bretons ont dominés techniquement les deux premières parties du match avec un score de 6-4 à la fin du deuxième tiers-temps, mais les africains ont eu raison des bretons sur le plan physique et sont remontés au score de 8-8 à la fin du dernier tiers-temps. Les prolongations ont permis aux africains de s’imposer sur un score final de 9-8 malgré les encouragements du public pour l’équipe bretonne.

Cette première sortie du CBF allait de paire avec la première sortie du Kop Breizh, un groupe de jeunes supporters bretons fiers de leurs origines qui souhaitent soutenir une équipe nationale de Bretagne dirigée par BFA (Bretagne Football Association), équipe constituée de professionnels bretons des 5 départements historiques de la Bretagne. Cette initiative de création du Kop Breizh ne peut être que bénéfique à la Bretagne, et plus spécifiquement à l’identité bretonne.



Certains sociologues s’accordent à dire que le sport développe le chauvinisme et le nationalisme le plus étroit, voyant évidemment cela comme une facette des plus négative du sport. Pourquoi cela serait-t-il négatif ? La France utilise ce chauvinisme et ce nationalisme pour reconquérir son identité, comme on peut le voir à chaque coupe du monde de football, ou tout autre sport propice aux sportifs français.

Le sport n’apporte pas d’explication au mystère de l’univers, mais il permet de construire ou d’exacerber une identité, l’identité que l’on partage et que l’on rêve, la compétition, la performance, tant de valeurs fondamentales au développement d’une identité collective. Dans le cas qui nous intéresse, le football, l’identité se crée généralement autour d’un club rattaché à une ville, développant ainsi la fierté d’appartenance à la ville en question, et plus particulièrement en opposition aux autres villes.

Dans le football, on a souvent besoin d’un adversaire pour exister, une équipe adverse qui sert de bouc émissaire à cette identité, l’affrontement et la victoire sur ce bouc émissaire permet de resserrer d’autant plus les liens de la communauté. Imaginons un match Bretagne France, il est difficile d’imaginer un seul breton n’ayant pas conscience de la spécifité de l’identité bretonne en supportant ce match.

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Si une équipe « nationale » de Bretagne venait à voir le jour, ce Kop Breizh serait probablement l’un des meilleurs outils de généralisation de l’identité bretonne. Le football touchant tout les âges et tout les niveaux sociaux de la population, le seul lien à cette communauté serait cette identité bretonne. Aux bretons d’utiliser le football comme un marqueur d’identité culturelle pour l’expression de l’identité bretonne en contestation à la pseudo identité française aujourd’hui imposée.

Erer Du
Crédits photos : KopBreizh.org
par Breujoù Breizh publié dans : Numéro 1
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Vendredi 20 juillet 2007
3 millions de « bretoned » sur 4 millions de « breizhiz »

Nos quotidiens « régionaux » titrent rapidement, « nous sommes 3 millions de bretons », en omettant sciemment la Loire-Atlantique.
Le mouvement breton lui titre « nous sommes 4 millions » …certes, certes mais…

Combien sommes nous vraiment ?

Combien de bretoned et combien de breizhiz ?
(bretoned : bretons de naissance, breizhiz : résidants en Bretagne)


Cette analyse est basée sur les données présentes sur le site de l’INSEE http://www.insee.fr. Je laisse tomber dans cette analyse les bretons de la diaspora car les données INSEE ne permettent pas de faire une estimation et cet article est intitulé « en Bretagne ».

Je me base pour ces estimations, ce ne sont que des estimations, sur le taux de personnes nés en Bretagne (en effet estimation car la naissance ne définit pas et ne suffit pas forcément pour définir une nationalité).

Voici les chiffres de 1999 (seul recensement consultable en totalité pour l’instant) :


- En région Bretagne, 79 % de la population est née dans celle ci. Nous ne possédons pas evel just le nombre de personnes nées en Loire-atlantique résidentes en région Bretagne.

- En Loire-Atlantique, 65 % de la population est née en Loire-Atlantique, nous ne possédons pas là non plus de la même façon du nombre de résidents nés dans les autres départements bretons.

Extrapolons, et lissons les chiffres à 80% de bretons en région B4 et 70% de bretons en Loire-Atlantique.
(Ce chiffre de 70% peut paraître pessimiste car il y a eu beaucoup de bretons des 4 autres départements qui sont venus s'implanter à Nantes et Saint-Nazaire, à affiner dans de prochaines recherches, avis à Bretagne Réunie pour financer ce genre de recherches en allant vers l'INSEE.)

Il s’avère en s’appuyant sur les données INSEE que nous pouvons donc estimer qu ‘il y a 3 millions de bretons sur 4 millions d’habitants, Loire-Atlantique comprise.

Nous sommes donc encore une majorité sur notre sol, mais dans certaines zones, les bretons tendent à devenir minoritaires, la côte d’amour (Le Pouliguen, La Baule, Pornichet, Le Croisic, Batz), on peut estimer qu’il y a de 50 à 55% de bretons. (sans compter bien sûr les résidences secondaires qui sont aux mains à 90% de parisiens).

On peut aussi se pencher sur le cas des grandes villes,
* Rennes est peuplée au 2/3 de bretons (66%)
* Nantes peut-être à 60, 65% (extrapolation)
* Vannes vient de passer en dessous des 2/3 (65%)
* Quimper, Brest et tout l’ouest breton se maintient à de forts taux : proche de 80%

En se penchant maintenant sur le sort des départements voici les chiffres bruts :
* En Ille et Vilaine, 75% des résidents sont nés en région Bretagne
* Finistère 82%
* Côtes d’Armor 81
* Morbihan 77%
* Rappelons l’extrapolation de 70% pour la Loire-Atlantique.

bretons-manif.jpg

On peut aussi pondérer cette étude par le fait que depuis 1999, Nantes et sa côte et Rennes attirent un véritable flux de cadres parisiens et hexagonaux, le TGV étant un des facteurs de cette « fuite ».

Mais on peut tout de même conclure que nous sommes bretons de naissance, encore largement majoritaire sur notre sol, nous le sommes encore largement, contrairement aux corses (50% de corses en corse).
Bien sûr, cela ne permet en aucun cas d’en tirer des conclusions qu’il y a 75% de nationalistes !

Mais avec ces données, nous pourrons désormais dans le futur « corriger » les scores indépendantistes en faisant un rapport de 2/3. (en clair un 5% pour les indépendantistes en Bretagne vaut réellement 7.5%, et de façon plus parlante quand nous atteindrons 34% des scores, nous serons majoritaires chez les bretoned !, on pourra sérieusement commencer à penser à cette indépendance).

Je rappelle un sondage où 30% des habitants de Loire-Atlantique se déclaraient favorable à une indépendance, en fait cela signifie, au bas mot, qu’il y a 43 % des habitants bretons de Loire-Atlantique favorables à l’indépendance !

Quoiqu’il en soit, cette analyse nous permet de voir qu’il est encore temps de prendre en main notre destin politique, de gérer nos flux migratoires, mais il ne faut plus attendre 20 ans !
(cf. le nouveau flux des cadres parisiens)

Krogomp e barzh !
Crochons d’dans !


Tudgu eus Sant-Nazer
Crédits photos : Breujoù Breizh
par Breujoù Breizh publié dans : Numéro 1
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Vendredi 20 juillet 2007
linex.jpgIl y a quelques jours, l'Ofis Ar Brezhonneg et le Conseil Régional de Bretagne annonçait un partenariat avec Microsoft pour décliner les logiciels de la célèbre firme américaine du software en langue bretonne. Un grand pas pour le breton, quand on sait que 96% des ordinateurs sont équipés du système d’exploitation phare de la marque Windows. De son côté, Microsoft n' y perd pas au change, car 300 000 personnes serait potentiellement intéressée.


L
'Ofis aurait traduit près de 5000 mots pour Microsoft, cependant l’offre, pourtant téléchargeable gratuitement sur le site de la société, ne provoquera une réelle révolution dans l’utilisation de l’OS : les fonctions principales seront en français et seule l’aide contextuelle données par les infos-bulle sera en breton.

Surtout que dans le domaine de diffusion en langue régionale, Microsoft est plus qu’à la traîne.
En effet, depuis plusieurs années, les systèmes issus du Logiciel Libre et du projet GNU, les fameuses distributions Linux, sont traduites dans à peu près toute les langues majeures du globe... Certaines distribution sont même en Latin, et le breton n’est pas en reste, comme l’atteste le succès grandissant de la communauté brittophone d'Ubuntu.

Linux en Extremadure, la relance technologique qui fait des petits.

Mais les Logiciels Libres permettent d’aller encore plus loin, comme l’atteste l’exemple extrémadurien. Cette région d'Espagne, 5ème région la plus pauvre de l'Union Européenne, est en plein boum suite à une politique d'intronisation en force des Logiciels Libres, avec comme fer de lance, la création, le diffusion et l' utilisation massive d'une nouvelle distribution Linux, nommée LinEX.

Cette distribution Linux, basée sur Debian (distribution reconnue sa facilité pour l'utilisation d’archives logiciels en paquets .deb) a d'abord équipé les établissement scolaires, permettant ainsi l'accès aux nouvelles technologies à de nombreux élèves, puis les salles informatique municipales, ou tout habitant a accès. Cette politique, couplée à la création d' un grand réseau intranet local couvrant tout le territoire de l' Extremadure, à réduit considérablement la fracture numérique dans cette déserté par l' informatique. Le Brésil, intéressé, en a prit exemple pour créer son propre "Brasilinux".

Une application possible pour la Bretagne ?

Si l'Extremadure est parvenue à se re-développer ainsi, on se prend alors a rêver... L’exemple de la Lettonie est aussi frappant : voici un pays qui a acquit récemment sa souveraineté, et qui a su entièrement tirer parties des nouvelles technologie d’information et de communication. En effet, toute l’activité exécutive et législative est basée sur l'informatique, si bien que les délais sont réduits et les économies de papiers sont énormes !

Et la Bretagne dans tout cela ? Un jour peut-être, forte de ses nouvelles institutions, elle comprendra l’enjeux des Logiciels Libres et se dotera de son propre système d'exploitation, comme l'Extremadure ou le Brésil... Une distribution nommée pourquoi pas... "Lin' Ha Du".

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Gwilherm Al Leonad
Crédits photos : LinEx & Ubuntu
par Breujoù Breizh publié dans : Numéro 1
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Vendredi 20 juillet 2007
L’observateur extérieur breton qui ne connaît la presqu’île guérandaise autrement que par un séjour d’une ou deux semaines au Croisic ou à La Baule, y voit un lieu de loisir, et accessoirement le pays du sel. Bref une région bretonne comme une autre rattrapée par la modernité …

Or la presqu’île de 2007 est un territoire morcelé : morcelé par les traditions anciennes, morcelé par l’histoire récente, par les paysages et métiers.

Déjà dans le passé, de la renaissance au 19eme, la presqu’île était un territoire très divers : une côte bretonnante plutôt riche avec le commerce du sel, une brière et une campagne nazairienne gallo plutôt pauvre.

A partir de la fin du 19eme tout fut bousculé : l’implantation d’une industrie très importante à Saint-Nazaire par l’intermédiaire de l’Etat bouscula les us et coutumes de la région et fit basculer toute cette région dans le monde industriel, l’implantation du tourisme de Pornichet au Croisic par des notables nantais et parisiens précipita la fin rapide des coutumes bretonnes bien ancrées.

1°) Quel est la part d’autochtones dans cette région ?
En voici un tableau rapide :

Un bout de la presqu’île est en Morbihan ! (qui faisait partie du pays nantais avant la révolution) et fait partie aujourd’hui de la communauté de communes de La baule (Pénestin, Férel, Camoël), ces 3 communes peuvent être associées à Piriac : 60 à 70% des gens sont des bretons. (les autres : « pédéliens, hexagonaux, étrangers »)
Une région encore peuplée en majorité de gens originaires du coin : De Piriac à Guérande, et toute la brière, et la ville de Saint-Nazaire.
Une région où 50 % des gens sont originaires du coin : Du Croisic à Pornichet.


2°) Quel est le positionnement politique de la presqu’île ?
Et bien la presqu’île est clairement cassée en deux, une côte conservatrice votant à droite, Saint-Nazaire et son arrière-pays la Brière très à gauche.

La commune symbole de cette fracture est Pornichet qui fait partie de la baie de La Baule, mais étant très attirée par Saint-Nazaire (nombre de résidents travaillent à Saint-Nazaire), cette commune est désormais passée à gauche et a rejoint la communauté de communes de Saint-Nazaire.

3°) Quid de l’identité bretonne et de son acceptation par les pouvoirs publics ?
Une côte conservatrice et …plus bretonne que l’intérieur
Au sein des élus et de ceux qui détiennent le pouvoir politique, il y a clairement une acceptation sur la côte conservatrice, sans doute pour motifs touristiques, aussi par le coté conservateur, autant la sphère nazairienne rejette fortement l’identité bretonne

Les panneaux bilingues (le croisic, batz, le pouliguen, la turballe, st-molf, etc…) sont tous de ce coté de la « frontière » et les fêtes traditionnelles bretonnes beaucoup mieux portées par les municipalités de ce coté : La Baule et son pardon, Batz sur mer, les celtiques et le festival du livre en Bretagne de Guérande etc…

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La Baule semble être l’exception parisienne mais avec une position beaucoup moins anti-bretonne qu’à Saint-nazaire : la ville de la baule sait que l’image bretonne plait et n’en fait pas un dogme et un tabou comme à saint-nazaire. (elle a conservé sur ces plaquettes la mention de « sud Bretagne »)

Pornichet pour cause de « tourisme », s’y est mis elle aussi sans doute fortement influencée par La Baule. (la fête bretonne récemment créée « pornizhan ar fest »), Pornichet a beau être influencée par Saint-Nazaire, elle se doit de ne pas laisser tomber l’image bretonne car …elle partage la baie avec La Baule et Le Pouliguen !

Saint-Nazaire, tout sauf breton …
De l’autre coté, s’inspirant du modèle nazairien, les pouvoirs publics ne supportent pas ce qui peut rappeler l’identité bretonne, aucun panneau bilingue, aucune fête vraiment soutenue : l’identité bretonne ne vit que par la vitalité associative.

Toute la communauté de communes de Saint-Nazaire (la « carene ») est influencée par cette volonté –assumée – de faire de la région une région nouvelle « débarrassée » de l’influence bretonne. (architecture sudiste, promotion uniquement de l’identité « paquebots » et « monde ouvrier », « art moderne »..)

La sensibilité de Saint-Nazaire et de son arrière-pays (la Brière) est fortement influencée par la tradition ouvrière, laïque (franc-maçonnerie très implantée depuis plus d’un siècle), on peut dire que dans un sens c’est une tradition enracinée à Saint-Nazaire !

L’avènement de joël Batteux en est tout de même l’achèvement le plus complet, reniement de la tradition bretonne, architecture sans lien avec la tradition (« cubes »), il faut créer un homme nouveau détaché de toute identité locale.

La Brière ne s’inspire exclusivement que de son identité micro-locale (le marais) quitte à passer sous silence certaines évidences (lexique brièron …pas un mot sur le gallo, pas un mot sur la Bretagne)

Une population de la presqu’île orientale attachée à la Bretagne
Le pouvoir politique ne veut pas de la Bretagne dans cette presqu’île de l’Est mais la population y est tout de même très attachée : le bagad Sant Nazer est en 1ere catégorie, il y a une école Diwan, les amateurs de festoù-noz sont légions, oui la Bretagne est populaire dans la région de Saint-Nazaire malgré l’aversion des municipalités.

Pourquoi cet écart entre la population et les élus ?
Est ce un élitisme de gauche ? on peut s’autoriser à le croire…
Sachant que la population de Saint-Nazaire votera à gauche avant toute autre considération, sachant qu’elle met l’identité bretonne plus comme relevant de la sphère privée et ne voyant pas le lien avec la politique, on peut sans nulle doute dire qu’il y a un véritable quiproquo par la population envers les élites politiques !

Un travail d’informations pour mettre à jour la véritable philosophie des élites locales (universalisme, jacobinisme, négation et mépris de l’identité bretonne) serait peut-être profitable.

Un mouvement breton fort ….dans l’est !
Quelle est la part du mouvement breton en presqu’île ? on peut le dire inexistant sauf ….étonnamment ….à Saint-Nazaire, où aux dernières élections, une liste « Saint-Nazaire en Bretagne » a fait plus de 5%. Mais ici c’est clairement un mouvement breton de gauche qui prime.
L’UDB est bien implantée à Saint-Nazaire, Emgann y fut bien présent dans le passé.

Il y a une place sur la côte dans le futur pour un mouvement de droite style « Adsav » et plus sûrement pour un parti conservateur centriste comme le « Parti breton »

Pour une stratégie géographique !
En conclusion on peut dire que l’économie de la presqu’île « cassée en 2 », tourisme et industrie, a façonné 2 mentalités dans les pouvoirs politiques, une conservatrice écoutant un peu la tradition locale, une « ouvriériste » très axée sur l’universalisme et ne voulant pas accepter la part bretonne, qui pour elle, tient du passé.
Chaque camp s’alimentant des idées des populations respectives mais avec un véritable quiproquo à Saint-nazaire sur l’identité bretonne.

Le mouvement breton peut y gagner des voix mais en s’adaptant fortement à ces 2 publics et en sachant plus qu’avant analyser comment marchent les mentalités dans ces « micro » pays.

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Tugdu eus Sant-Nazer
Crédits photos : Breujoù Breizh
par Breujoù Breizh publié dans : Numéro 1
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Vendredi 20 juillet 2007
"Ici s’arrête la France, ici commence la Bretagne !"

C'est sous ce nom d'action que le dimanche 29 avril 2007, des militants d'Adsav, un des trois partis indépendantistes bretons, ont disposés plusieurs dizaines de panneaux frontaliers européens à chaque point d’entrée de la Bretagne.



Ces panneaux ont été réalisés sur le modèle des panneaux des états européens, sur un fond bleu entouré d’un liseré blanc, le nom de la nation en jaune, dans le cas présent "BREIZH". Seul variante, des hermines jaunes se sont substituées aux 12 étoiles européennes qui entourent le nom de l'état.
Cette action symbolique s'est déroulée du nord au sud de la Bretagne, les différentes équipes partant du Mont Saint Michel, du vignoble nantais, de Fougères, et d'autres points de départs frontaliers de la Bretagne.

En effectuant cette action durant l'entre deux tours de la présidentielle 2007, les militants d'Adsav ont voulu dénoncer la mascarade politique qui détourne les bretons des réels problèmes qu’ils subissent. Cette élection a mené sans surprise un des deux favoris à la présidentielle comme à chaque élection, et aucun de ces deux candidats ne prenait en considération les problèmes bretons. La Bretagne peut s’en sortir, en retrouvant sa liberté, et en gérant elle-même son économie, son éducation…, ainsi ces panneaux ne seront plus le symbole d’une lutte, mais une réalité. Ces panneaux mettent une nouvelle fois en avant la Bretagne en tant que nation européenne, car si la volonté de se séparer de l’état français est belle est bien présente, il n’y a aucune volonté de repli ou d’autarcie, au contraire, l’indépendance de la Bretagne doit se faire dans un contexte européen pour faire de la Bretagne un état européen à part entière.

Depuis les fameuses nuits coaltar de panneaux de SAB (Stourm Ar Brezhoneg), plus aucune action n‘avait eu lieu du nord au sud de la Bretagne. Si cette action d’Adsav est unique, et qu’elle ne peut être comparée aux actions de SAB qui avait lieu fréquemment, on peut espérer qu’elle sera le point de départ d’une renaissance des actions de grande envergure ne se limitant pas à une ville ou une revendication, mais bien à tout le territoire breton.



Enfin, le renouveau de ce genre d’action se trouve aussi dans la considération qui est faîte de la Loire Atlantique (pays nantais). Dans ce cas, la Loire Atlantique n’est pas un département français pour lequel on demanderai le rattachement à la Bretagne, mais bien un « pays breton » qui fait partie intégrante du territoire breton, et des revendications bretonnes. Si les actions en faveur de la réunification sont importantes pour contrer la débretonnisation, il est tout aussi important de « banaliser » l’appartenance de la Loire atlantique à la Bretagne dans un contexte national breton.

Nous pouvons nous réjouir de cette action, mais tout en espérant qu’elle sera suivie d’autres actions de même envergure par quelque parti politique breton que ce soit, car si cette action a été relayée dans certaines éditions locales du journal Ouest France (citons particulièrement l’édition de Nantes), ce n’est pas une seule action qui sensibilisera les bretons à l’idée d’indépendance, et c’est avec un véritable acharnement médiatique que nous pourrons « banaliser » l’appartenance de la Loire Atlantique à la Bretagne.

Erer Du
Crédits photos : Adsav.info

par Breujoù Breizh publié dans : Numéro 1
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Vendredi 20 juillet 2007
La Bretagne a traditionnellement une réputation de pays orienté au centre, et les bretons ont la réputation de voter pour des courants de pensée allant du centre gauche au centre droit, incarnant pour la plupart la mouvance dite chrétienne-démocrate, dans le sillon du catholicisme social. Ce schéma un peu simpliste (le Trégor penche clairement à gauche, certaines campagnes plutôt à droite) est cependant une constante en Bretagne, ce qui explique aussi les votes positifs des bretons sur les questions européennes... ou de régionalisation !

Lors des dernières élections présidentielles, les bretons ont placé en première position Ségolène Royal et non Nicolas Sarkozy, et ont placé François Bayrou à plus de 4% de la moyenne hexagonale. Ce vote apparaît logique, mais il y a une donnée qui pourrait bien avoir été sous estimée : celui du vote des militants politiques bretons. Le potentiel électoral est réputé être relativement faible, mais traditionnellement l'Emsav votait plutôt à gauche, pour l'UDB, certaines fois l'extrême gauche ou le PS.

Un changement notable a cependant été noté : le vote d'un certain nombre de militants en faveur de François Bayrou. La position du Parti Breton (qui officiellement n'a appelé à voter pour personne, mais qui de fait a poussé au vote Bayrou pour tenter de récupérer la dynamique centriste dans les prochaines années) a fait apparaître qu'une partie de l'Emsav orientait plutôt les perspectives électorales au centre, selon un positionnement qui est traditionnellement celui des bretons, bien que ces derniers l'adoptent surtout dans un cadre français.
Le discours de François Bayrou était, parmi les 4 candidats les plus sérieux pour la qualification au second tour, le plus développé, ou le moins effacé selon les points de vue sur les questions culturelles et régionales. Il y a donc dans ce vote des militants bretons pour Bayrou une correspondance entre les positions sur les questions politiques générales (Europe, économie, société, etc) mais aussi une idée que Bayrou pouvait peut être le meilleur ou du moins le moins pire des quatre candidats pour la Bretagne et pour ses enjeux : réunification, régionalisation, questions linguistiques etc...

On peut aussi noter que Ségolène Royal et François Bayrou se sont posé comme des opposants au système jacobin de la Ve République, et ont tenu un discours qui en soi pouvait faire croire à une évolution vers un système plus "girondin", et non "jacobin".

L'influence du vote dit de l'Emsav sur le vote en faveur de Bayrou peut donc être interprété de deux façons : les militants bretons se sont plutôt rapprochés de Bayrou que des autres candidats, ou les bretons se sont rapprochés de Bayrou plus que les autres hexagons, en partie grâce aux thématiques de l'Emsav reprises par Bayrou, qui se pose donc en candidat "girondin".

Dans les deux cas, le Parti Breton qui avait tenté de faire monter le vote Bayrou peut déjà se réjouir pour trois raisons : le positionnement traditionnellement centriste de la Bretagne est très largement confirmé (François Bayrou a largement fait campagne contre le clivage idéologiquement français "droite-gauche", ce qui renforce le Parti Breton sur sa ligne politique qui est précisément celle-ci. De plus, il se pourrait que les bretons ne soient pas restés insensible au discours plutôt positif (ou moins négatif) de F. Bayrou sur les thématiques dites de l'Emsav. Enfin, si cette analyse se confirmait dans les années à venir, cela signifierait que le Parti Breton tire son épingle du jeu dans la présidentielle par rapport aux autres mouvements, très à gauche ou très à droite et dont le positionnement a clairement été rejeté massivement par les bretons.

On ne doit en effet pas oublier une chose : qu'ils votent breton ou qu'ils votent français, les électeurs votent aussi voire avant tout pour un positionnement : cela est vrai en Ecosse où le SNP gagne beaucoup de voix sur son projet de société. Cela veut dire que discours breton ou français, le positionnement (typiquement français) très à gauche ou très à droite ne fait pas recette chez les bretons, et que le positionnement centriste apparaît largement plus porteur électoralement. C'est somme toute assez logique au regard du vote historique des bretonnes et des bretons.

Ruzdu
par Breujoù Breizh publié dans : Numéro 1
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Vendredi 20 juillet 2007
Les élections françaises apportent leurs lots de chiffres statistiques, toujours utiles sur les rapports qu’entretiennent les populations avec le Politique et les symboles qu’elles lui associent inconsciemment. Un maquis arithmétique regroupant les « pour », les « contres », les « ni-ni ». En Bretagne, ces élections françaises auront permis, si cela était un besoin pressant, de confirmer que la francité des bretons, plus couramment dénommée « devoir républicain », est aussi solide que le granit armoricain. Sous cette triste constatation, on relèvera quelque nouveauté.

On ne s’attendait pas à un réveil breton, on put tout au plus, comme d’habitude, évoquer un particularisme sympathique. Mais les nationaux espéraient chacun de leur coté trouver la bonne nouvelle censée revigorer l’encéphalogramme désespérément plat de la conscience ethno-politique en Bretagne. Un Tel interprétant une fenêtre de tir « régionaliste » en la personne du candidat X, Tel autre une catastrophe ambulante pour la France en cas d’accession aux responsabilités du candidat Y, s’en frottant les mains à l’avance.

Parmi le lâcher de cette année, des perdreaux divers, pour certains déjà malades et grimaçants, d’autres plus reluisants. Celui qui eut l’air le plus frais fut à n’en pas douter Monsieur François Bayrou. Béarnais sympathique qui donne envie de rire lorsqu’il simule la gravité, trop anticonformiste pour les notables de l’UDF, trop consensuel pour ne pas sombrer dans le boboïsme sociétal, le phénomène Bayrou fut en fait un de ces come back qu’on attend plus, qui surprend sans surprendre. Lequel ? Celui de la Gironde, écrasée dans le sang par le jacobinisme républicain robespierriste il y a plus de deux cent ans, en même temps que les chouans bretons.

Modeste, audacieux, réaliste, un peu fantasque et pas toujours sûr de lui, François Bayrou est certainement le candidat qui a le plus de flair politique, un esprit alliant souplesse dans la mise en œuvre de la tactique et une stratégie qui s’avèrera être redoutable d’intuition et de bon sens s’il a la dose de chance dont les hommes d’exception ont toujours besoin. Le bonhomme, dans cette mêlée, est juste ce qu’il faut d’opportuniste, de démagogique, pour être efficace sans en faire une fin en soi. C’est aussi le type qui menace le plus gravement les roucoulades amoureuses de l’UMPS, poumons du jacobinisme français. Bayrou avait récupéré une machine, l’UDF, qu’il avait sauvé de l’absorption in extremis par l’UMP de Chirac. En cinq ans, il parvient à en faire une nouvelle option politique rassemblant un électorat pour l’instant hétéroclite de près de 18.5%. Son défi immédiat, le solidifier aux législatives. En Bretagne, 22-23%. C’est le cauchemar de 1792-1793 qui recommence pour la Convention et ses petits enfants qui espéraient en avoir fini avec la démocratie authentique.

S’estimant capable d’être un chef d’état de dimension historique, Bayrou ne veut pas se contenter d’être le baron d’une milice centriste chargée de rabattre pour le Prince d’une majorité. Il ne vise rien moins que ce dont rêvait Le Pen : faire imploser la cinquième république. A ce détail près, qu’en plus il se voit être l’homme qui refondera les institutions de la France. Par positionnement politique ou conviction, le chef centriste a mené ses troupes dans une offensive sans retour : ou il impose un parti indépendant au centre fondé sur les valeurs du pragmatisme social et économique, de la subsidiarité, de l’Europe et de la fin des idéologies collectivistes, capables de gouverner, ou il disparaîtra purement et simplement faute de soutien. La tentative est marquée du sceau du panache et ce seul fait dénote un sens du culot assez rare dans une caste politicienne française sclérosée par le carriérisme énarchique.

La percée de Bayrou, c’est celle d’une Gironde qui refuse les grands principes abstraits au nom desquels on collectivise la vie publique, pour ne pas dire « enrégimente ». A « l’égalité » on préfère « l’équité », à « la Liberté », « les libertés », à la fraternité, « la subsidiarité». Elle n’idéologise pas aussi religieusement le principe républicain qui débouche toujours sur la tentation inquisitrice. Aucun groupe n’est spécialement soupçonné de menacer la république, le climat de suspicion qui règne encore en France depuis la Terreur –si pratique pour trouver des boucs émissaires à l’effondrement français- ne l’anime pas. Cette Gironde décapitée il y a deux siècles revient au moment ou l’hexagone n’est plus qu’une puissance moyenne, sans empire, n’inspirant plus personne, au rayonnement éteint et à la verve fanatique et arrogante devenue ridicule et creuse. C’est le retour du réalisme, parfois angélique. Une sorte de démocratie apaisée et normalisée, un humanisme un peu béat dans un nouveau siècle assurément guerrier.

Ce Bayrou sorti du bois à la hussarde et un peu à la va vite, a remporté un très bon succès en Bretagne comme en Alsace ou dans les Pyrénées. Des régions périphériques, soucieuses de sortir de l’espace étroit hexagonal, notamment vers les autres nations européennes. Des terres ou le nombrilisme français, qui s’appelle « Paris », interpelle moins pour des raisons d’éloignement. C’est un vote tranquille en Bretagne, dans lequel on peut déceler un certain goût pour les thèmes de l’Europe, du fait culturel et aussi d’une certaine incompréhension de la fracture pseudo-idéologique gauche-droite, jugée peut-être inutile dans une terre ou la concorde due à une certaine homogénéité ethnique et une continuité historique renforcent le sentiment de solidarité naturelle.

Plus qu’une percée du « ni-ni », il s’agit d’une victoire du « Nous », assez indifférent à la création de clivages à des fins tactiques par l’UMPS, perçus comme déstabilisateurs et potentiellement dangereux. Le vote Bayrou est un peu du même ressort que le vote japonais pour le Parti Libéral Démocrate, de Droite, depuis près de 60 ans au Japon sans interruption, hormis une session de deux ans en faveur de la gauche modérée. Un vote qui dépasse la démocratie par son aspiration à un retour des notions de durée et de concorde mutuellement entretenue dans l’intérêt supérieur du peuple, au détriment du combat des factions politiciennes dans le cadre de l’alternance.

En Bretagne Bayrou fut donc apprécié par son aspect neutre, au dessus des partis, et de fait, ayant une dimension monarchique tempérée de républicanisme. Cette aspiration est celle d’une frange du peuple ressentant un besoin naturel pour une gestion, non pas tant « démonstrativement démocratique » à coup d’affrontements superficiels derrière lesquels se cachent un jacobinisme toujours entretenu avec ses deux visages –car au fond le débat est toujours « état-papa » ou « état-maman » ?- mais apaisée, durable, consensuelle, démocratique par la pratique plus que par les joutes claniques de couloirs de type césaro-latines.

Le vote Bayrou est aujourd’hui en France un vote « révolutionnaire » car il brise la réaction jacobine dans ses fondamentaux structurels avec ses faux antagonismes montés pour l’occasion et qui trompent toujours les peuples sur les vrais enjeux mais préservent les prébendes de ceux qui ne veulent pas que le système de castes change. Compte tenu du conservatisme français, le futur « Mouvement Démocrate » ressemble à un OVNI politique. Plébiscité en Bretagne, il correspond à une aspiration locale teintée de gironde et de régionalisme, avec un arrière goût de monarchie constitutionnelle nordique. La lecture ethnique de ce vote est claire en Bretagne, et derrière le calme apparent qu’il inspire, il renvoie à des tempéraments plus dynamiques de nos ancêtres. A défaut de mieux, il faut savoir saisir ce que le destin apporte, sans se leurrer sur les limites d’une pareille maxime.

Awen Meriadoc
par Breujoù Breizh publié dans : Numéro 1
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Vendredi 20 juillet 2007
Combien de militants dans les partis bretons ?

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Breujoù Breizh lance un appel aux partis bretons.

Il est de bon ton, dans le mouvement breton, de gonfler ses chiffres de militants en englobant les sympathisants, la femme, le beau-frère et la mémé !

Nous sommes plusieurs militants bretons à être irrités à Breujoù Breizh, et ailleurs, de ces chiffres farfelus dignes de la grenouille voulant se faire plus grosse que le boeuf !

En effet, il serait beaucoup plus constructif de dire la vérité, d'éviter de faire passer son mouvement comme « LE » parti breton en se basant sur un nombre ridicule de militants …(et nous ne visons personne car la plupart des partis bretons jouent à ce petit jeu).

Pour construire sur du solide, il faut construire sur la vérité.
Nous appelons ici les partis bretons à nous communiquer les chiffres réels de leurs militants encartés.

Breujoù Breizh mènera l’enquête pour vérifier l'exactitude des informations envoyées par les dits partis ou pour les trouver si aucun chiffre ne nous a été communiqué.

En exclusivité dans le prochain numéro de Breujoù Breizh, le nombre réel de militants des partis bretons.

Contact : contact@breujou-breizh.org
par Breujoù Breizh publié dans : Numéro 1
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Vendredi 20 juillet 2007
Breujoù Breizh
Pour une Bretagne indépendante, magazine de débat entre indépendantistes bretons

Breujoù Breizh a pour but d'être le nouveau magazine de l'idée indépendantiste bretonne non affiliée à un parti, en effet beaucoup de bretons sont intéressés par l'idée d'indépendance mais ne se reconnaissent pas forcément dans les partis, les bretons étant de grands individualistes.

Pourtant les partis sont indispensables pour arriver un jour à gagner notre indépendance.
Breujoù Breizh aura pour but de lancer le débat entre indépendantistes, et de populariser si possible cette idée vers le plus grand nombre de bretons.

 Breujoù Breizh, en breton signifie "débats sur la Bretagne" mais signifie également "Etats de Bretagne", notre ancien parlement d'avant 1789 qui réunissait en son sein toutes les couches de la société et qui luttait de toutes ses forces contre les tentatives de centralisme. C'était et cela reste un symbole fort.

Les Etats de Bretagne pendant notre indépendance (avant 1532) était un véritable parlement démocratique avant l'heure et avait déjà en prémice la notion anglo-saxonne de la toute puissance du parlement devant le monarque.
Après la perte de l'indépendance, les Etats de Bretagne défendirent farouchement le traité d'union, en garantissant notre autonomie.

Aujourd'hui en 2007, notre autonomie, et notre indépendance encore plus, sont loin !
Pourtant à gauche, un mouvement indépendantiste existe : Emgann, à droite un autre parti existe également : Adsav! et on peut qualifier le Parti Breton, d'indépendantiste du centre.

Ces mouvements se haïssent pour diverses raisons.

Breujoù Breizh aura pour but d'aplanir les différences en confrontant les points de vue, et donc d'aplanir les haines par la même occasion. Pour un jour, faire gagner l'idée d'indépendance !

Breujoù Breizh ne sera pas l'officine de tel ou tel parti, nous faisons le pari du grand écart droite-gauche car nous pensons au sein de Breujoù Breizh que le sentiment breton et l'avenir d'une Bretagne majeure sont plus importants que les querelles d'un autre âge.

Ce premier numéro est un ballon d'essai, chaque contributeur de différentes tendances publiera un article en mentionnant ou non son appartenance et le débat sera lancé !

Pour une Bretagne indépendante : objectif 2032 ! (ou avant !)


L'équipe de Breujoù Breizh
par Breujoù Breizh publié dans : Numéro 1
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breujou-breizh-cover-02.jpgNuméro 2 de Breujoù Breizh :
Les bretons dans la campagne

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