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3 millions de « bretoned » sur 4 millions de « breizhiz »
Nos quotidiens « régionaux » titrent rapidement, « nous sommes 3 millions de bretons », en
omettant sciemment la Loire-Atlantique. Le mouvement breton lui titre « nous sommes 4 millions »
…certes, certes mais…
Combien sommes nous vraiment ?
Combien de bretoned et combien de breizhiz ?
(bretoned : bretons de naissance, breizhiz : résidants en Bretagne)
Cette analyse est basée sur les données présentes sur le site
de l’INSEE http://www.insee.fr. Je laisse tomber dans cette analyse les bretons de la diaspora car les données INSEE ne permettent pas de faire une estimation et cet article est intitulé « en
Bretagne ». Je me base pour ces estimations, ce ne sont que des estimations, sur le taux de personnes
nés en Bretagne (en effet estimation car la naissance ne définit pas et ne suffit pas forcément pour définir une nationalité). Voici les chiffres de 1999 (seul recensement consultable en totalité pour l’instant)
:
- En région Bretagne, 79 % de la population est née dans celle ci. Nous ne possédons pas evel just le nombre de personnes nées en
Loire-atlantique résidentes en région Bretagne.
- En Loire-Atlantique, 65 % de la population est née en Loire-Atlantique, nous ne possédons pas là non plus de la même façon du
nombre de résidents nés dans les autres départements bretons.
Extrapolons, et lissons les chiffres à 80% de bretons en région B4 et 70% de bretons
en Loire-Atlantique. (Ce chiffre de 70% peut paraître pessimiste car il y a eu beaucoup de bretons des
4 autres départements qui sont venus s'implanter à Nantes et Saint-Nazaire, à affiner dans de prochaines recherches, avis à Bretagne Réunie pour financer ce genre de recherches en allant vers
l'INSEE.)
Il s’avère en s’appuyant sur les données INSEE que nous pouvons donc estimer qu ‘il y a 3 millions de bretons sur 4 millions
d’habitants, Loire-Atlantique comprise.
Nous sommes donc encore une majorité sur notre sol, mais dans certaines zones, les
bretons tendent à devenir minoritaires, la côte d’amour (Le Pouliguen, La Baule, Pornichet, Le Croisic, Batz), on peut estimer qu’il y a de 50 à 55% de bretons. (sans compter bien sûr les
résidences secondaires qui sont aux mains à 90% de parisiens).
On peut aussi se pencher sur le cas des grandes villes, * Rennes est peuplée au 2/3 de bretons (66%) * Nantes peut-être à 60, 65% (extrapolation) * Vannes vient de passer
en dessous des 2/3 (65%) * Quimper, Brest et tout l’ouest breton se maintient à de forts taux : proche
de 80%
En se penchant maintenant sur le sort des départements voici les chiffres bruts
: * En Ille et Vilaine, 75% des résidents sont nés en région Bretagne * Finistère 82% * Côtes d’Armor
81 * Morbihan 77% * Rappelons l’extrapolation de 70% pour la Loire-Atlantique.
On peut aussi pondérer cette étude par le fait que depuis 1999, Nantes et sa côte et Rennes
attirent un véritable flux de cadres parisiens et hexagonaux, le TGV étant un des facteurs de cette « fuite
».
Mais on peut tout de même conclure que nous sommes bretons de naissance, encore
largement majoritaire sur notre sol, nous le sommes encore largement, contrairement aux corses (50% de corses en corse). Bien sûr, cela ne permet en aucun cas d’en tirer des conclusions qu’il y a 75% de nationalistes !
Mais avec ces données, nous pourrons désormais dans le futur « corriger » les scores
indépendantistes en faisant un rapport de 2/3. (en clair un 5% pour les indépendantistes en Bretagne vaut réellement 7.5%, et de façon plus parlante quand nous atteindrons 34% des scores, nous
serons majoritaires chez les bretoned !, on pourra sérieusement commencer à penser à cette indépendance).
Je rappelle un sondage où 30% des habitants de Loire-Atlantique se déclaraient
favorable à une indépendance, en fait cela signifie, au bas mot, qu’il y a 43 % des habitants bretons de Loire-Atlantique favorables à l’indépendance !
Quoiqu’il en soit, cette analyse nous permet de voir qu’il est encore temps de
prendre en main notre destin politique, de gérer nos flux migratoires, mais il ne faut plus attendre 20 ans ! (cf. le nouveau flux des cadres parisiens)
Krogomp e barzh !
Crochons d’dans !
Tudgu eus Sant-Nazer Crédits photos : Breujoù Breizh